Pourquoi 200 arbres ont été abattus entre Yverdon et Yvonand

La canicule n’a pas épargné les arbres. Sur la grève entre Yverdon et Yvonand, au bord de la route cantonale, près de 200 arbres ont été abattus. Point de situation avec Philippe Graf, inspecteur cantonal des forêts chargé du district.
Des arbres dangereux. Il s’agit principalement de pins, fragilisés par la baisse du niveau du lac qui borde la Grande Cariçaie et par la proximité de la route, qui augmente la chaleur. Desséchés, ils menaçaient de tomber sur la chaussée ou la piste cyclable. La Direction générale de l’environnement (DGE) a dû les couper, de même que des chênes et des bouleaux. Ils ne seront pas replantés, et d’autres espèces repousseront naturellement.
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Que devient le bois? Une partie des troncs restera sur place, du bois mort précieux pour la réserve naturelle. Le reste sera vendu pour du sciage ou du déchiquetage. La recette viendra alléger la facture des travaux de sécurisation menés par la Direction générale de la mobilité et des routes.
Une première. «Cette année, le volume d’abattage des arbres est plus grand. C’est la première fois que le phénomène est aussi marquant, avec des groupes d’arbres secs et pas des individus isolés, ce qui est plus dangereux. Cela nous alarme», explique Philippe Graf.
Et en ville? D’autres arbres devraient être abattus. «Le contrôle annuel des arbres a été effectué afin de déterminer leur état et nous serons tenus d’abattre certains arbres secs pour des questions de sécurité», a déclaré la municipale Brenda Tuosto lors du dernier Conseil communal. Elle ne peut pas encore donner de chiffres, mais estime fort probable qu’un crédit d’urgence pour l’abattage doive être voté. La Ville n’a pas encore répondu à nos demandes de précisions.


