Ce que prévoit la Ville pour remplacer les arbres condamnés par la canicule

On vous le racontait il y a trois semaines: près de 200 arbres ont été abattus sur la route cantonale entre Yverdon et Yvonand. En ville aussi, la canicule a laissé des traces.
144 abattages. Sur les 6000 arbres communaux, 144 ont trop souffert de la canicule de cet été et devront être abattus, a annoncé la Ville en conférence de presse. Les bouleaux et les frênes sont les plus touchés. Onze arbres sont encore en cours d'expertise. Les démarches d'abattage débuteront en novembre.
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Pas de risque immédiat. Les arbres desséchés ne risquent pas de tomber dans l'immédiat, mais «il faut agir dans les deux ans», explique Lionel Guichard, responsable des espaces verts, surtout à cause du vent, fort dans la région. «On a limité les dégâts car des contrôles ont pu être faits et on a pu réduire le nombre d'abattages», affirme Brenda Tuosto, municipale en charge de l'environnement. Lausanne et Delémont ont aussi dû abattre des arbres.
Manque cruel de pluie. À la chaleur s'est ajoutée la sécheresse, qui a précipité l'état de détresse des arbres. Les relevés pluviométriques de cet été décrivent une situation «inédite», selon Brenda Tuosto, pour qui se joue désormais un «enjeu planétaire».
Double compensation. Pour chaque arbre abattu, deux seront plantés (pas forcément au même endroit). La Ville est attentive au problème depuis plusieurs années: elle a déjà planté, à des fins de tests, des espèces indigènes plus résistantes. Le pin sylvestre, le saule ou le tilleul ont ainsi montré qu'ils supportent mieux les fortes chaleurs et pourront remplacer les arbres abattus. Des espèces dites néoclimatiques, comme le sophora du Japon ou le févier d'Amérique, seront aussi plantées.


