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« ll m’a aidée à sortir de mon isolement…» Avec Jam, chien de thérapie pour les patients de Saint-Loup

De gauche à droite: Hélène Dos Santos, Jam et Mélanie Lanz – Photo : Olivia Schmidely

Dès que j’arrive dans le bureau de sa maîtresse, Jam vient se poser près de moi. Depuis deux ans, ce golden retriever, un chien de thérapie, est la star des lieux. Nous sommes à l’hôpital de Saint-Loup, qui fait partie du réseau des hôpitaux nord-vaudois. Plus précisément à l’unité abC, dédiée au traitement des cas de troubles alimentaires graves. Ici, Jam accompagne les patients dans la maladie.

Un confident de confiance. Kelly, une ancienne patiente, me raconte: «Jam venait toujours vers moi, il m’a aidée à sortir de mon isolement, c’était mon échappatoire. Vu que je sais qu’il ne me jugera jamais, je me sentais en confiance pour parler de ce que je traversais. Il nous permettait de canaliser nos émotions de par son calme. Quand je le voyais, j’avais beaucoup moins de peine à aller manger.»

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Le pouvoir des caresses. Présent durant les ateliers de groupe et les séances individuelles, ce compagnon n’est pas seulement là pour ajouter de la gaieté et de la normalité dans le quotidien du centre, qui peut accueillir 16 personnes. «Certains patients ont perdu toute connexion avec leur corps, développe Mélanie Lanz, sa maîtresse, psychologue et co-responsable du centre. Jam, de par sa présence et les caresses, leur permet de se reconnecter à leurs sensations physiques. En prenant soin de l’animal, il s’agit aussi de leur redonner confiance en eux, quand ils se sentent plus bas que terre. Il est formé pour être extrêmement attentif.»

Un vrai effet. Jam permet même de réduire le temps de certaines hospitalisations. Comme l’explique Hélène Dos Santos, infirmière clinicienne spécialisée au centre et formée en zoothérapie : «Le chien permet notamment de réduire le cortisol (l’hormone du stress) et l’anxiété. Donc il augmente l’adhésion aux soins.»