Le sitting-volley, le sport où tout le monde joue au même niveau

Depuis un mois, on joue au volley assis à Yverdon. Le VBC Eburo a lancé une activité de sitting-volley, une discipline ouverte aux personnes handicapées comme aux valides. «Les abdominaux sont très mobilisés et toute la force repose sur le tronc et les bras», explique Micaël Margot, président du club.
La règle du jeu. «Le principe est de toujours avoir un contact au sol, durant les déplacements, les attaques et les services. Mais ça reste du vrai volley-ball. En fait, le sitting-volley est plus exigeant techniquement et physiquement que le volley classique, il requiert plus de précision», poursuit-il. Le sport évite les impacts directs et se joue sans fauteuil: il est ouvert à tous.
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Ambassadrice. Celle qui a propulsé ce sport en Suisse, c’est Sophia Vichot, ancienne volleyeuse de haut niveau. «On m’a diagnostiqué une maladie dégénérative à 30 ans, donc les sports à impacts n’étaient plus possibles. C’est vital d’essayer de conserver du mouvement. La marche ou la natation ne me convenaient pas, alors j’ai voulu instaurer ce sport en Suisse.»
Retrouver ses sensations. Sophia entraîne aujourd’hui la nouvelle équipe yverdonnoise avec Michèle Mascellino, qui dirigeait des équipes de volley classique à Yverdon avant que ses genoux ne la forcent à arrêter. «Grâce au sitting-volley, j’ai pu retrouver les sensations que j’aimais dans le volley. Ça m’avait tellement manqué», raconte-t-elle.
Objectif championnat. Cossonay, Aigle, Sugnens-Cugy et désormais Yverdon ont leur équipe. Sophia et Michèle se battent maintenant pour étoffer l’équipe yverdonnoise et créer le premier championnat suisse. Envie d’essayer? Le club cherche des joueurs motivés, valides ou non.


