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Des mycologues du Nord vaudois débusquent des espèces jamais vues dans la région

Neuma et Jacques Fleury de la Société des mycologues du Nord vaudois. – Photo : Olivia Schmidely

Un champignon surnommé «entonnoir de la paralysie» remonte la vallée du Rhône, et les mycologues du Nord vaudois le surveillent. En pleine saison des champignons, je les ai suivis dans une forêt près de Thierrens, où ils mènent une mission pour le Canton.

Le deal. Il y a deux ans, le Canton a voulu interdire la cueillette les sept premiers jours de chaque mois pour la réguler. «Évidemment, cela ne nous convenait pas, explique Jean-Claude Groux, président de la Société des mycologues du Nord vaudois. On a donc conclu un deal: on peut cueillir dès le début du mois mais, en contrepartie, on photographie et on répertorie les champignons que l’on voit sur l’application FlorApp.»

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Un travail de précision. En cas de doute, les mycologues se réunissent en séance de détermination. Ils rendront leur rapport au Canton au printemps 2027.

Ce que révèle l’inventaire. «On a découvert des espèces très rares, jamais répertoriées, comme le Porpolomopsis calyptriformis, ou hygrophore de la danseuse, dont le chapeau évoque un tutu.» Les données permettent aussi de suivre l’évolution des espèces, comme ce fameux entonnoir appelé Paralepistopsis amoenolens. «On y est attentifs», souligne Jean-Claude Groux.