Dans les pas de la botaniste qui empêche la forêt d’avaler la Grande Cariçaie

Sarah Belaiba m’emmène sur les pontons du plus grand marais lacustre de Suisse. Botaniste, elle a intégré l’Association de la Grande Cariçaie en mai, pour prendre la relève de Christian Clerc, responsable de la planification et de l’entretien du site depuis 1991.
Stopper la forêt. «Notre tâche principale est de conserver les marais en évitant notamment qu’ils ne soient envahis par la forêt. Nous devons arracher des aulnes par exemple, afin de donner une chance aux espèces plus discrètes de se développer», m’explique Sarah Belaiba. L'équipe décape aussi les sols pour créer du renouvellement et lutter contre l’érosion.
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Bottes aux pieds. Une autre tâche importante: la surveillance des différentes espèces qui vivent dans le marais, parfois menacées et uniques en Suisse. Pour cela, Sarah Belaiba s’arme de son GPS et de ses grandes bottes, et se plonge dans la boue et les hautes herbes pour localiser et compter les diverses espèces recensées par son prédécesseur.
Espèces uniques. «C’est une perpétuelle lutte pour conserver ces espèces. Par exemple, nous avons la responsabilité de préserver le scirpe à tige plate ou la baldellie commune (des plantes, ndlr), qui sont en danger critique d’extinction. Ou encore la déesse précieuse (une sorte de petite libellule, ndlr). La Grande Cariçaie est l’un des deux seuls endroits en Suisse qui l’abritent encore» alerte Christian Clerc.


