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Comment l'écrivaine Corinne Desarzens est tombée amoureuse du Nord vaudois

Photo : Corinne Desarzens

Grand Prix de la littérature suisse 2026 et Grand Prix Ramuz 2026, l'auteure nord-vaudoise Corinne Desarzens est une écrivaine qui compte sur la scène littéraire francophone. On l'a appelée pensant lui parler de ses récompenses, elle nous a plutôt raconté son arrivée dans le Nord vaudois, à Treycovagnes puis Onnens. Morceaux choisis.

1960. Enfant, elle rend visite à la famille Michoud, agriculteurs à Niédens-Dessus à Yvonand. Alice et Edouard ont 14 enfants, 7 filles dont sa grand-mère Emma, et 7 garçons. Il y a aussi un blaireau apprivoisé. Ce premier contact «sensuel» avec la région – le crépuscule sur la ferme, l'herbe mouillée, le goût du pain, le sol en terre battue – la marque à tout jamais.

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1996. Lors d'un voyage en Californie, elle rencontre une chercheuse qui lui raconte avoir consacré toute sa vie à l'Encyclopédie d'Yverdon. «Trouble, honte: je ne sais pas ce que c'est.»

2015-2018. Elle se lance dans une enquête sur les traces de Fortunato Bartolomeo de Felice, fascinée par ce moine défroqué fondateur de l’Encyclopédie d’Yverdon. Elle fait la découverte de la Chassagne et du verger hautes tiges entourant le village d’Onnens, après la construction de l’autoroute. Elle apprend grâce à son mari tous les noms des pommiers et des pommes (Court-Pendue, Bovarde, Belle de Vaumarcus) et s’émerveille des armoiries locales (dont celles d'Onnens, avec son écrevisse à la pince manquante).

2024. Elle s'installe à Onnens.