Aller au contenu

Comment des faux policiers ont dérobé des centaines de milliers de francs (et comment ne pas se faire avoir)

Photo d'illustration.

Des escrocs qui se font passer pour des policiers sévissent depuis plusieurs années dans la région, et la Police Nord vaudois multiplie les appels à la prudence. Dans certains cas, les sommes dérobées se montent à des centaines de milliers de francs. Le point avec son commandant, Marc Dumartheray.

Les cas ne baissent pas. «Sur le territoire des neuf communes couvertes par la Police Nord vaudois, nous enregistrons en moyenne un cas de faux policiers par semaine, voire plusieurs cas certaines semaines», indique Marc Dumartheray. Ces situations concernent aussi bien des tentatives que des escroqueries abouties. Le commandant précise qu’il faut aussi se méfier des faux banquiers.

La newsletter

Votre concentré de bonnes infos sur Yverdon et sa région

Deux fois par semaine dans votre boîte mail, gratuitement. À lire en 5 minutes.

Modus operandi. Les personnes âgées restent les plus touchées: les escrocs repèrent par exemple dans l’annuaire des prénoms à consonance ancienne pour les cibler. Mais ce ne sont pas les seules victimes. «Ils cherchent à instaurer un climat de confiance tout en plaçant simultanément la victime dans une situation de stress et d’urgence, afin de l’amener à agir rapidement et à remettre ses biens», explique le commandant. Les scénarios sont rodés: «Ils prétextent notamment que le compte bancaire de la victime a été piraté, que ses avoirs sont menacés ou qu’un cambriolage de son domicile pourrait survenir prochainement.»

À faire. Dans le doute, contactez immédiatement la police. Le commandant insiste: même si vous vous trompez, on ne vous reprochera jamais d’avoir appelé. Avertissez vos proches les plus vulnérables et rappelez-vous: «Un véritable policier ou un représentant d’un établissement bancaire ne vous demandera jamais de lui remettre une carte bancaire accompagnée de ses codes confidentiels, de l’argent liquide ou des bijoux.»

Un peu d’espoir. Grâce à des citoyens qui ont prévenu les forces de l’ordre lorsqu'ils avaient un soupçon, la police a pu interpeller plusieurs auteurs présumés.