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«C’est compliqué d’exiger de quelqu’un non rémunéré qu’il soit à l’heure…» Au Café public, le bénévolat fait débat

Photo : Barbara Rao

Samedi dernier, nous avons eu le plaisir de vous rencontrer pour notre deuxième Café public, consacré à l’engagement citoyen. Autour de la table, des lecteurs, mais aussi plusieurs associations, dont le Forget Yesterday Festival, la Dérivée, le Conseil des jeunes, la Fête de la musique, le Deck’lic et l’After. Le sujet de la discussion: comment attendre un certain niveau d’engagement sur le long terme de personnes qui travaillent bénévolement?

Un tremplin (et bien plus). Mariama, 14 ans, active au sein du Conseil des jeunes de la Ville, rappelle que l’engagement apporte autre chose que de l’argent. «Lorsqu’on est jeune et qu’on veut se lancer, le bénévolat permet de valoriser son CV et de se former. C’est un tremplin pour la suite de sa vie professionnelle.»

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Le défi: tenir sur la durée. Reste que faire reposer une association sur des bénévoles a ses limites. Pour Isabelle, responsable de l’After, «il est très compliqué d’exiger de quelqu’un qu’il soit à l’heure et qu’il serve correctement alors qu’il n’est pas rémunéré. Cela crée une forme de culpabilité.»

La piste de la semi-professionnalisation. Pour fidéliser les bénévoles, la rétribution est un levier efficace. Souvent, elle est symbolique: nourriture, boissons, goodies, etc. Mais parfois, elle prend la forme d’une véritable rémunération. L’After a ainsi fait le choix de rémunérer ses équipes. La Dérivée fait de même, évoquant une «semi-professionnalisation». Une formule qui séduit l’assemblée, mais dont les contours restent flous. À Yverdon, en tout cas, l’envie de s’engager ne faiblit pas. Reste à inventer les cadres qui permettront au bénévolat de durer.