Après une fermeture pendant l’été, Zone Bleue exige le calme avec une nouvelle charte

Du 9 au 17 août, le centre d’accueil Zone Bleue a fermé ses portes. En cause, un manque d’effectifs dû aux arrêts maladie et aux vacances, couplé à une montée des tensions et à des intimidations contre le personnel, allant jusqu’aux menaces de mort. La présence d’armes blanches a aussi été relevée. «Il s’agit surtout de violences entre les bénéficiaires eux-mêmes, et d’un petit noyau de personnes problématiques», nous précise Gildo Dall’Aglio, conseiller communal et président de l’association qui gère le centre, ouvert depuis 1997 dans une optique de réduction des risques.
Des mesures pour la réouverture. Depuis le 18 août, les bénéficiaires doivent signer une charte de bonne conduite pour accéder au centre. «116 personnes l’ont déjà signée et, pour l’instant, la reprise s’est faite dans le calme», poursuit le conseiller communal vert’libéral.
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Deux crédits pour temporiser. La Ville a débloqué 65’600 francs. D’abord 25’000 francs pour des travaux d’aménagements de la cour d’accueil, avec notamment un rideau à lamelles pour contrôler les allées et venues depuis la rue de Neuchâtel. Ensuite 40’600 francs pour des agents de sécurité privés jusqu’en décembre. L’enjeu est de «diminuer l’impact sur la rue de Neuchâtel et permettre une meilleure prise en charge des personnes en situation de dépendance», précise Julien Wicki, municipal en charge de la jeunesse et de la cohésion sociale. «Nous comprenons parfaitement que certains citoyens, notamment des commerçants, n’en peuvent plus», ajoute le socialiste.
Une pétition pour fermer le centre. Le parti Yverdon Demain a, en parallèle, lancé une pétition demandant la fermeture de Zone Bleue, qui comptait 396 signatures au moment de mettre sous presse. Sans points de chute, ces personnes se retrouveraient dans les rues, répond Gildo Dall’Aglio, «ce qui provoquerait évidemment de nombreux problèmes, notamment sanitaires». Quant à la délocalisation du centre, elle serait inutile, selon lui: «ces personnes vont rester à proximité des lieux de vente de produits». «C’est prendre le problème du mauvais côté», constate-t-il.


